Jardin-dictionnaire de philosophie sauvage

Couverture de Jardin-dictionnaire de philosophie sauvage
Édition 2017
Inédit, 626 p.

Pas de sommaire ni de table des matières ! S’agissant d’un dictionnaire, ce ne peut-être autre chose que : Présentation (ou Avertissement, Introduction, etc.) puis 26 chapitres intitulés de « A » à « Z ».

En revanche, si ce gros document vient à être imprimé, voire édité, on pourra lui apposer la « quatrième de couverture » qui suit.

Ceci est un jardin parce que l’on s’y promène avec agrément parmi des productions d’origines très diverses qui toutes, d’une manière ou d’une autre, enrichissent l’esprit.

Les sujets sont plutôt « philosophiques » au sens de la conversation courante mais les auteurs cités ne sont pas tous des philosophes. Des idées académiques ou somnifères se retrouvent désarmées, toutes nues. Des points de vue d’horizons distants viennent à voisiner. Les traditionnelles frontières entre sciences, comme les sacro-saintes frontières entre science, poésie, religion et arts sont oubliées, sous la réserve que « l’on peut parler de tout, mais pas n’importe comment » (l’auteur dans sa Courte histoire du réel). Enfin, si tous les égards sont rendus aux premiers penseurs grecs —pas nécessairement aux plus célèbres d’entre eux— le monopole occidental n’en est pas moins aboli. Oui, vous y êtes ! dans le bréviaire de la « Philosophie sauvage » (ou PhS), à ceci près que les idées peuvent y être présentées par antithèse, par ironie. C’est à vous que revient l’opinion.

D’autre part, les citations sont présentées alphabétiquement, comme dans un dictionnaire, pour la commodité du lecteur.

Une somme aussi cosmopolite de quelque 5 000 « pensées » et bien davantage d’idées est nécessairement riche, peut-être fabuleuse. Même si la magique Toile a déjà entrebâillé l’accès à la mémoire de l’humanité, la présente collection demeure, pour quelque temps, plus « intelligente », du moins plus sélective qu’un travail d’ordinateur. Comme toute la PhS, elle veut servir à une Histoire de la pensée.

Il y a plus, bien davantage si l’on jette un œil au Jardin dans son ensemble, dans son éclectisme même. Toutes ces lumières qui clignotent dans le temps et dans l’espace, comme ce montage célèbre de photographies satellitaires nocturnes (en couverture) qui révèle l’activité humaine en négatif…, seraient-ce les lumières d’un nouvel humanisme ? Certes pas l’humanisme bcbg d’autosatisfaction, à la gloire de cet Homo auto-proclamé sapiens, espèce géniale et obtuse, menaçante et menacée… Mais le mot « humanisme » est tombé dans la bouillie. Humanitude ?

Texte complet : Jardin-dictionnaire de philosophie sauvage