Le Croissant Fertile - Deux mille ans avant les Grecs
Le Croissant Fertile – Deux mille ans avant les Grecs Merci, Google Images !

♫ Les Grecs ? Mais certainement, si c’est bien aux Préplatoniciens que vous pensez, Platon lui-même inclus. Même avec deux millénaires de retard, ils ont fait un très beau départ. Mais les choses se sont vite gâtées.
♫ Aristote n’a pas inventé la philosophie, il l’a seulement confisquée.
♫ La (vraie) philosophie était apparue à l’Est deux millénaires auparavant, selon les lieux Puis survint à Athènes la catastrophe locale aux conséquences planétaires, une métasophie succédant à la philosophie.
♫ La (vraie) philosophie est une « science exacte », et même la seule ; au demeurant faillible et réfutable comme toute science.
♫ Inscrite dans cette voie, la PhS incite à la contemplation, à la paix intérieure… et extérieure, à la sincérité sans conditions, à l’humilité, à l’amour, à la joie.
♫ Les bibliothèques croulent sous la masse des livres de sagesse : toutes les choses belles ou bonnes ou vraies ont été dites.
♫ Dans son superbe isolationnisme, la philosophie académique (la « métasophie ») a pris 25 siècles de retard sur tous le autres domaines.
♫ Songez qu’il existe à l’Unesco un programme mondial de philosophie. Il est très discret et cela vaut mieux.

Philosophie et métasophie

Dès la préhistoire, l’homme le plus malin tirait, de ses observations, échecs et réussites, une expérience profitable et qui le valorisait aux yeux de ses semblables. Un savoir à la fois spéculatif et technique qui s’est appelé « sagesse ».

La sagesse s’est trouvée, en quelque sorte, institutionnalisée entre les mains fait d’une nouvelle classe sociale et grâce à un ensemble de progrès matériels dans la production intellectuelle et la diffusion des idées. Cultiver le savoir-sagesse, telle était sa mission ; ainsi le mot « philo-sophie » a-t-il été forgé en Grèce —par Pythagore, dit la légende. Puis survint la grande catastrophe de l’Antiquité en Occident, qui n’est pas Santorin ni Pompéi, mais le rapt et viol de la philosophie première par des technocrates de la sagesse. Ceux-ci s’éteint mis en devoir de stabiliser et ordonner les idées au bénéfice de la stabilité et de l’ordre social —ainsi que de la prospérité économique. On peut aussi considérer que les premiers philosophes se sont laissés duper par les mots ; que cessant de considérer la nature (en Grèce, on les avait appelés physiologues, ils se sont mis à travailler sur les mots et les concepts. La PhS appelle cela « métaphilosophie » ou, plus court, « métasophie ».

Ni Platon, ni son élève Aristote n’ont inventé la philosophie. Celle-ci remonte à une période (inconnue) de la préhistoire mais, pour des raisons pratiques et impératives, nous ne pouvons parler que des écrits qui ont survécu, soit : 3 + 2 = 5 millénaires. Plus précisément, depuis 3000 av. JC, quelques siècles après l’invention de l’écriture (vers 3300 av. JC). Cette littérature n’est pas grecque mais égyptienne, proche orientale et moyen-orientale.

Nos philosophies modernes (académiques, institutionnelles, officielles) sont des métasophies dérivées d’autres métasophies plus anciennes ainsi que de vestiges des (vraies) philosophies premières. Elles ont été édifiées sur des notions et propositions verbales au lieu de l’être sur l’observation du monde et l’expérimentation . En Occident, elle usurpe le beau nom de philosophie volé aux « Présocratiques » (mieux : Préplatoniciens), ceux-ci hypocritement sanctuarisés dans un ghetto doré. Elles découragent et suscitent, hélas, l’aversion des braves gens, elles les dissuadent de transgresser les automatismes mentaux.

Quant à la Pensée, ayant pris conscience d’elle-même, elle a accumulé en quelques millénaires d’incroyables découvertes dans tous les domaines. Aujourd’hui, elle s’étudie elle-même selon des méthodes scientifiques ; elle serait en train de découvrir qu’elle-même pourrait être différente de ce qu’elle croit être, qu’elle pourrait fonctionner selon d’autres normes. Quoi que soit le monde, dit-elle, nous pourrions le voir autrement.

Eh bien ? L’humanité a rudement besoin d’un nettoyage cérébral. Les vieilles questions ont survécu, elles restent inchangées, ce sont celles de tout le monde depuis toujours : que suis-je, qui suis-je, que sais-je ? etc. Dame philosophie s’étant fièrement tenue à l’écart, elle doit rattraper 25 siècles environ de connaissances.

 :